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  • Julie

L'apprentissage et l'autonomie par le jeu

Le jeu, incontournable du quotidien de l'enfant, est un champ des possibles illimité qui, outre le plaisir associé à sa pratique, fait progresser l'enfant dans tous les domaines. Découvrons ensemble l'utilité du jeu, ses différentes facettes et les types de jeux selon les âges.



À quoi sert le jeu ?


Le jeu est un véritable soutien du développement de l'enfant : il renforce le corps, améliore l'esprit, développe la personnalité, permet d'acquérir des compétences sociales.

Il permet d'apprendre, en pratiquant encore et encore pour mener à la compétence, de rechercher en observant, explorant, spéculant, découvrant, d'avoir un recours contre la douleur, l'ennui, et bien entendu simplement de s'amuser de façon agréable.

  • développement social et affectif : les enfants, en jouant, apprennent sur eux-mêmes et sur les autres. Ils comprennent l'impact de leurs comportements, résolvent les conflit, négocient, font confiance, acceptent. Ils expérimentent différentes situations sociales et testent les émotions, les sentiments et les rôles sociaux

  • développement cognitif : les enfants apprennent à résoudre des problèmes via une stratégie, à faire semblant : ils structurent ainsi leur pensée, se préparant aux voies les plus complexes de cette dernière

  • développement du langage : vocabulaire, prononciation, construction des phrases, transmission du sens et de l'intention, autant de possibilités de développement des compétences langagières

Pour un enfant, lorsqu'une activité consiste selon lui en un jeu plutôt qu'en un travail, sa performance est nettement améliorée et il montre des niveaux d'engagement et de motivation plus profonds. L'approche ludique de la tâche est donc en soi plus importante que la tâche elle-même ; elle favorise la flexibilité de la pensée et l'estime de soi.




Le rôle du jeu dans la pédagogie


Friedrich Froebel, pédagogue créateur des jardins d'enfants en Allemagne, qui s'est intéressé à la stimulation des enfants d'âge préscolaire par le jeu et l'activité physique, dit que "le jeu n'est pas une chose frivole pour l'enfant mais une chose de profonde signification." Selon lui, c'est dans le jeu que le besoin d'activité des enfants s'exprime le mieux : davantage comme un outil pour mieux comprendre le monde qui les entoure que comme un divertissement passager.


Le jeu est pour lui la plus haute forme de l'expression humaine. Il a accordé une attention particulière aux expériences ouvertes de jeu qui permettent de soutenir le développement personnel et émotionnel. Il estime que l'enfant, dans son plaisir du jeu, est un formidable créateur, qui invente à partir de formes simples une infinité de compositions.


Le jeu est un miroir de la vie, qui permet à l'enfant de se découvrir des talents et révèle son monde intérieur à l'extérieur par l'imagination ; il fait sien, à l'inverse, le monde extérieur, qu'il transforme en richesses intérieures. Il peut progresser à son rythme, en autonomie, à force d'essais et d'erreurs.


Enfin, il insiste sur la nécessité de partager ces temps de jeu avec nos enfants, en tant que parents, car c'est un temps qui permet au parent de mieux connaître son enfant et de renforcer leurs liens.